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Cellou Dalein Diallo à propos des législatives, du recrutement de Innovatrics, du processus électoral, de ses 2 milliards d’indemnisation ...

GUINÉE  /  1 Oct 2019

Fichier électoral : quand Cellou déclare conformes les conditions de recrutement de Innovatrics

C’est de l’eau apportée sans frais au moulin de la CENI et du parti au pouvoir. Alors que l’opposition continuait de pester contre la CENI pour les conditions qu’elle juge floues, dans lesquelles, celle-ci a recruté la société Innovatrics, de droit Slovène, pour l’assainissement du fichier électoral guinéen, quelle ne fut la surprise générale lorsque le principal opposant au régime en place, a déclaré, lundi 30 septembre, chez nos confrères d’Espace Fm, dans l’émission »Les Grandes Gueules », que le recrutement de cet opérateur technique, a été conforme au contenu du cahier de charges.

Une déclaration qui a été aussitôt saisie au rebond par le parti au pouvoir, qui en fait ses choux gras depuis hier, mais qui passe très mal dans les rangs, à la fois de son parti, l’UFDG et d’autres formations politiques de l’opposition notamment l’UFR.

Seul bémol aux déclarations d’El Hadj Cellou Dalein Diallo, les soupçons de connivence entre Innovatrics et le président de la CENI, Me Salif Kébé. Des soupçons de connivence sur lesquels, il ne s’est pas étendu, expliquant ne pas disposer d’éléments pour asseoir sa religion.

En gros, c’est une sortie qui va compter dans le débat relatif aux conditions de préparation et d’organisation des prochaines élections législatives, annoncées par le CENI pour le 28 Décembre 2019.

Cellou Dalein Diallo dénonce le manque de parité au sein de la cellule technique de suivi du processus électoral

La mise en place, par la CENI, d’une cellule technique d’action et de suivi du processus électoral en cours, n’est pas du goût du président de l’UFDG.

El Hadj Cellou Dalein Diallo, dénonce notamment le manque de parité qui caractérise à ses yeux, la composition de cette cellule qui ferait la part belle au parti au pouvoir et à l’administration.

Il l’a fait savoir, ce lundi 30 septembre, dans les « Grandes Gueules« , de la radio Espace fm.

« Tout cela procède du souci d’obéir aveuglément aux instructions de monsieur Alpha Condé, pour favoriser la mouvance. La cellule mis en place par la Ceni, ne reflète pas la parité qui a présidé sa mise en place. On a affecté beaucoup de fonctionnaires, alors qu’au sein de cette Ceni, il y a un représentant de l’administration sur 17, 7 représentants de la mouvance et 7 de l’opposition. Et la société civile a 2 représentants », a-t-il épinglé en substance.

Selon l’opposant Cellou Dalein Diallo, le comité de suivi, mise en place en 2016, à l’issue du dernier dialogue politique, devait rester en place jusqu’à la fin des élections législatives.

Participation de l’UFDG aux législatives à la date du 28 décembre 2019 : cette hésitation de Cellou, qui suscite des questions

Cela s’apparente à une nouvelle bourde de la part du leader de l’UFDG. Lors de son passage, ce lundi 30 septembre, dans l’émission » les Grandes Gueules », chez nos confrères d’Espace Fm, El Hadj Cellou Dalein Diallo, répondant à une question qui se voulait précise, celle de savoir si l’UFDF participerait ou non aux élections législatives en préparation, si ces élections devaient se tenir à la date du 28 décembre 2019 comme cela est proposé par la CENI, a bafouillé avant de renvoyer la décision à son parti.

Une attitude qui a eu le don de frustrer et de susciter de l’incompréhension à la fois au sein de son parti et dans les rangs de l’opposition.

Pour un acteur de l’opposition, interrogé par notre rédaction, et qui a requis l’anonymat, la réponse à cette question, est sans ambages NON, du moment où l’opposition a dit, pas de législatives tant que le processus des élections communales n’est pas conduit à son terme, à travers l’installation des conseils de quartiers, de districts et ceux régionaux.

Cellou Dalein à propos des 2 milliards d’indemnisation : « je n’ai jamais rien réclamé…ça m’embarrassait »

Invité de l’émission “Les Grandes Gueules » de la radio Espace FM, ce lundi 30 septembre 2019, le leader de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne, El Hadj Cellou Dalein Diallo, s’est évertué à justifier le montant de 2 milliards GNF, qu’il a avait reçu du gouvernement de transition en 2008, à titre d’indemnisation suite aux préjudices qu’il a subis lors des événements douloureux du 28 septembre de la même année.

Tout d’abord, El Hadj Cellou Dalein Diallo, a estimé être celui qui a autant subi lors des violences survenues au stade 28 septembre et dans d’autres quartiers de la capitale Conakry.

« Il n’y a personne qui a subi autant que moi. France 24 était dans ma cour, ils ont fait le constat des dégâts. Après que j’étais dans le coma, ils sont venus dans la maison, ils ont pillé systématiquement avec des camions. La nuit à trois heures du matin, ils ont cassé les armoires, les lits, tiré sur les tôles, et tout emporté. Même pas une cravate », a d’entrée, rappelé le président de l’UFDG.

Au regard du montant de 2 milliards qui lui a été offert, par le gouvernement d’alors, à titre d’indemnisation, El Hadj Cellou Dalein, dit avoir été surpris de ce montant qu’il n’aurait jamais réclamé.

« Je n’ai jamais rien réclamé, alors que j’étais en tournée à l’intérieur du pays, on me dit qu’un montant est arrivé sur mon compte et que les trois leaders dont les domiciles avaient été visités, à l’issue des événements du stade, pour les biens perdus, qu’il y a des indemnisations. Je n’ai jamais fait des devis, je n’ai jamais fait des demandes. On m’a dit que l’argent était dans mon compte, ça m’embarrassait », a-t-il expliqué soulignant qu’il a utilisé ce montant au profit des victimes, via la fondation FITIMA.

Avec Mosaique Guinée