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Lettre ouverte à monsieur le président, professeur Alpha Condé (Grand P)…

GUINÉE  /  7 Oct 2019

Monsieur le président, j’ai décidé personnellement de m’adresser à vous à travers la présente pour vous faire comprendre ma position de Sékoutouréiste et fier de l’être.

Je suis un pur, dur et fier Sékoutouréiste et par conséquent, ceux qui s’attaquent d’une manière ou d’une autre à la mémoire de ceux qui ont tout fait pour nous permettre, nous peuple fier de Guinée, de vivre sans chaînes et corollaires, sont mes pires ennemis.

Monsieur le président, nonobstant votre statut de haut premier dignitaire de notre chère République, laissez-moi vous dire ceci : « À un moment donné de notre évolution, il faut savoir faire la part des choses ».

Le camarade Sékou Touré, guide suprême de la révolution guinéenne, puisque c’est de lui qu’il s’agit, aimait dire à répétition que : « La vie d’un homme s’étend de 0 à 100 ans et celle d’une NATION va de 0 à l’infini ».

Monsieur le président (Grand P), c’est un pur, dur et fier sekoutouréiste qui s’adresse à vous.

Je voudrais vous faire comprendre que toutes les Nations du monde qui fêtent l’accession à l’indépendance sont fières à jamais de mettre la Nation devant en vantant le mérite de ses fondateurs.

Le jour de l’indépendance est d’ailleurs le jour commémorant l’obtention ou la déclaration d’indépendance d’une NATION autrefois dominée. C’est généralement une fête nationale ou au moins un jour férié.


Très cher Grand P, voici une de nos fiertés.

Le 25 août 1958, Conakry accueilla sous un soleil de plomb le général de Gaulle en campagne référendaire pour l’adoption de son projet constitutionnel qui consacre la naissance de la Vème République française.

L’accueil que la population de la capitale guinéenne réserve à son invité de dernière minute fût tout aussi mémorable que la joute oratoire à laquelle se livrèrent dans la salle de l’assemblée territoriale guinéenne le président français et le vice-président de la Guinée française. Les paroles échangées par le général de Gaulle et son hôte, le camarade Sekou Touré, par discours interposés, venaient de sceller l’avenir de la Guinée et de son peuple.

L’historiographie des indépendances africaines semblait se résumer à cette célèbre phrase : « Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage. […] Nous ne renonçons pas et ne renoncerons jamais à notre droit légitime et naturel à l’indépendance ».

Cinq semaines après cette rencontre mémorable, la Guinée française devint, officiellement le 02 OCTOBRE 1958, la République de Guinée, consacrant ainsi de fait son indépendance.

Monsieur le président (Grand P), c’est un pur, dur et fier Sékoutouréiste qui se donne ce droit de réponse.

Constatant à répétition incessante votre haine viscérale contre le père de notre liberté et ses compagnons de lutte pour une Guinée libre ; je me suis mis à l’idée cette noble réflexion de notre grand camarade ; guide suprême de la révolution guinéenne : « Se taire devant un crime équivaut à légitimer le même crime ».

Je me souviens encore comme si c’était à l’instant t de votre attitude négative face à la révolution ; surtout celle qui a été prônée par le SILY NATIONAL.

Pas plus tard que l’année dernière, vous et vos fanatiques avaient décorer toutes les rues de Conakry et l’intérieur du stade du 28 septembre avec votre propre effigie au détriment des images des vrais hommes ; oui, les vrais hommes qui ont permis à la Guinée et aux guinéens de respirer l’air de la liberté afin de se sentir bien chez soi.

Le camarade Sekou Touré aimait dire que LA RÉVOLUTION EST EXIGENCE et c’est au nom de cette exigence que je m’adresse à vous en pur, dur et fier sekoutouréiste.

Votre discours du 1er octobre dernier, à la veille du 02 OCTOBRE historique était rempli de haine facile à décrypter. C’est sidérant d’entendre un président de la République prononcer un discours de célébration d’une indépendance nationale sans nommer à vives voix les noms de ceux sans lesquels cette République ne saurait être ce qu’elle est aujourd’hui.

Nos parents maninkas se laissent distraire par le fait que vous portez un nom maninka.

Je ne suis pas un de ceux-là et je veux que tout le monde sache que celui qui est clair dans sa position est préférable à celui qui fait des semblant de positions.

Le camarade Ahmed Sékou Touré, guide suprême de la révolution guinéenne est notre héros ; le héros de la libération de toute l’Afrique francophone en ce sens qu’il a été le détonateur des vents indépendantistes dans cette zone surtout.

Monsieur le président Condé, vous avez toujours cherché à masturber la conscience des guinéens en général et du maninka en particulier et celà, à partir de dorénavant est connue de tous les rationnels.

Cellou Dalein Diallo, président de l UFDG et tous ceux qui évoluent dans sa logique ont toujours eu le courage d’assumer ouvertement leurs positions à l’endroit de notre héros et de ses valeureux compagnons de lutte et ça, c’est au moins sincère.

C’est une foncière chance que nous ayons encore en vie la veuve du grand SILY ; HADJA ANDRÉ TOURÉ et aurait été un autre pays, elle allait avoir la latitude de célébrer avec et au nom de l’ETAT toutes les dates historiques de son pays la Guinée d’autant plus que son mari et ses camarades ont été pour beaucoup dans ces différentes fiertés RÉPUBLICAINES.

Monsieur le président ; le général LANSANA CONTÉ n’a jamais eu un mépris à l’endroit du guide suprême de la révolution guinéenne. Il avait assumé en son temps toutes les facettes de notre glorieuse histoire.

Je suis un enfant né en côte d’Ivoire ; en dehors des frontières guinéennes Et ce, le 11 Décembre 1984 donc après la disparition du SYLI.

C’est pour dire que je n’ai jamais vécue sous l’ère de la première République de notre Guinée indépendante et je n’ai pas eu la chance de pratiquer le camarade Sekou Touré de son vivant comme tous les sekoutouréistes jeunes comme moi.

Cet état de fait devait vous donner à réfléchir sur : Pourquoi tant d’amour pour ce grand monsieur ? Pourquoi les jeunes en majorité se lancent dans la protection des images des vrais hommes ; les acteurs de notre liberté ?

Je voudrais bous rassuré monsieur le président GRAND P que tous vos efforts pour anéantir leurs histoires seront vains puisque même les enfants qui sont nés sous votre présidence auront de l’amour foncier pour les admirables efforts de ce monsieur dans la construction du Etat fort et indépendant.

J’en suis sûr monsieur le président Grand P, que si vous aviez l’occasion ; vous auriez changé le nom même du palais de la présidence qui porte le significatif du nom du premier président de la Guinée indépendante.

Je suis un pur, dur et fier sekoutouréiste Grand P.

L’université Gamal Abdel Nasser de conakry ; réalisée par le SILY Guinéen pendant que la métropole était contre les intérêts Guinéens à cause du NON historique et offusquant est aujourd’hui entrain de pleurer😭 car vous venez je ne sais au nom de quelle coopération de marquer le nom de AL SISSI à son enceinte.

Ayez le courage de dire à la face du monde ce que vous pensez par rapport à notre Mandjou Touré.

Diluer un peu votre haine contre cette dignité qui s’était mise aux services exclusifs de sa nation au détriment des services occidentaux.

Vous êtes le plus grand ennemi vivant du grand camarade Sekou Touré mais je vous jure que vous ne pouvez rien contre la mémoire de l’homme SILY et tous ses fidèles compagnons.

Sékou Touré a été notre fierté hier ; il est notre fierté aujourd’hui et il restera notre fierté dans l’avenir proche ou lointain ce , coûte que coûte .

Certes , il n’a pas été parfait comme tout homme d’ailleurs ; mais il mérite respect et considération surtout de celui qui siège dans ses réalisations au nom de l’ETAT.

Nous, Sekoutouréistes reconnaissons foncièrement que l’histoire de chaque peuple a connue des pages sombres mais aussi glorieuses.

Par conséquent, nous affirmons qu’il y a des dérapages au nom de la survie de notre État sous la gouvernance de la première République de notre Guinée indépendante mais de là à fouler au sol les acquis de la même présidence au nom de je ne sais quelle haine personnelle ; nous ne le tolèrerons jamais.

Vive la révolution et la considération de la facette positive de notre histoire.

Hasta la Victoria siempre camarades !

Moussa tatakourou Diawara, Activiste chroniqueur, empereur de Facebook, foncièrement sekoutouréiste dans l’âme et dans le corps.

Mandjou, reste le meilleur.

Amoulanfé !