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Dansa Kourouma : « J’ai trouvé des propos va-t-en guerre dans l’appel à manifestation du FNDC »

GUINÉE  /  9 Oct 2019

24 heures après l’appel du FNDC à une grande manifestation en Guinée tout comme à l’étranger contre le projet de nouvelle constitution, le président du conseil national des organisations de la société civile considère qu’il y’a eu des propos bellicistes dans la déclaration des membres de cette plateforme anti-troisième mandat.

Dansa Kourouma a d’abord fait remarquer que le droit de manifestation est consacré par la constitution et encadré par la loi et qu’en aucun cas, un avis de manifestation ne peut consister à créer de la terreur dans un pays si et seulement si L’État doit prendre toutes les dispositions pour que ceux qui manifestent soient protégés et ceux qui ne manifestent pas soient également protégés. Il estime donc, que si l’État est capable d’agir dans ce sens et dans le respect des lois de la république, la manifestation ne peut être qu’un fait normal qui doit se passer.

Cependant, le président du CNOSCG fait observer que manifester requiert le respect d’un certain nombre de principe : d’abord respecter l’autorité administrative de tutelle mais aussi les forces de sécurité qui doivent être commises pour encadrer et éviter que la manifestation ne dérape.

La 3ème remarque, relève Dansa, c’est l’équilibre entre la liberté et l’autorité qui font partie intégrante des prérogatives de l’État.

« L’État doit mettre en place toutes les garanties pour ne pas que les libertés des uns empêchent les autres de vaquer à leurs activités. Et l’autorité à un moment donné doit sévir quand les manifestations troublent l’ordre public, quand les manifestations se transforment en acte de vandalisme, ou en actes d’affrontement…On est dans une situation très complexe mais ça dépend de la responsabilité. Mais j’ai trouvé des propos va-t-en guerre dans l’appel à manifestation du FNDC. C’est tout à fait normal de manifester mais il faut savoir que nous sommes dans un État, et le Président Alpha Condé est le Président de la République jusqu’en octobre 2020, il est le Président légitime de la Guinée. C’est très très important de respecter cet état de fait quand on doit exercer un ensemble de libertés et de droits », a souligné le premier responsable du CNOSCG.

Avec Mosaique Guinée