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Enquête su la concession du port de Conakry à Albayrak, plus de 7 mois après la signature du contrat

ACTIONS DU GOUVERNEMENT GUINÉEN  /  24 Apr 2019

L’exécution du contrat de concession d’une partie du port à la société turque Albayrak, un contrat, il faut le rappeler, signé le 18 Août 2018, donc d’il y a plus de 7 mois et qui a fait l’objet à l’époque de critiques, suscite aujourd’hui assez d’interrogations dans l’opinion.

Cette situation amplifiée par le fait que dans l’entendement populaire, le contrat est exécutoire, trois mois après sa signature, a aiguisé la curiosité de la rédaction de votre quotidien en ligne.

Loin d’avoir l’intention de refaire le débat qui a eu le mérite de diviser l’opinion dans le temps et d’amener les hauts responsables portuaires d’alors, à se livrer en public à un spectacle des plus avilissants, votre rédaction à chercher à comprendre le niveau d’évolution du contrat.

Selon nos informations, le contrat serait à la phase de mise en œuvre de la convention de concession avant la phase d’exécution.

Nos sources rapportent, qu’il s’agit de la levée des conditions suspensives de l’entrée en vigueur du contrat, c’est-à-dire la création d’une société de droit guinéen qui aura le droit de gestion.

Cette société précise la même source, est constituée à 90% des actions de la société mère au titre de la participation.

Quant au payement du ticket d’entrée qui s’élève à plus de 20 millions de dollars et qui doit intervenir après la signature du contrat, a-t-on appris, aucune information ne filtre de ce côté.

Mais l’on apprend par ailleurs, que le payement de ce ticket ouvre la voie à une période de transition de trois mois pour préparer le transfert des équipements et des installations à mettre à la disposition du concessionnaire ainsi que le plan d’acquisition qui doit être approuvé pendant cette période.

La même source nous indique que le plan d’acquisition doit être validé pour une exécution définitive de la convention.

Le port qui est l’autorité concédante et qui doit veiller à la mise en œuvre de ces procédures, semble voir tout ça se dérouler de loin, à cause, dit-on, du bas-niveau de sa première responsable, en l’occurrence sa directrice générale parachutée à la tête de cette grande structure, pour des raisons encore obscures.

A la lumière de la procédure très alambiquée en cours, on est en droit de s’interroger, à quand le démarrage effectif de la convention.

Avec Emergence