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Retraites: treize partis de gauche proposent un contre-projet

AFRIQUE & MONDE  /  23 Jan 2020

Un mois et demi après s'être réunies pour un premier meeting commun à la Bourse du travail de Saint-Denis, au nord de Paris, revoilà les gauches sur la même estrade : parti communiste, parti socialiste, EELV, Place publique, Génération.s... Une dizaine de courants de gauche ont présenté ce mercredi 22 janvier un contre-projet au programme des retraites.

« Je voudrais rappeler que tout ça n'est pas fortuit ». Depuis un mois et demi et le meeting de Saint-Denis, Fabien Roussel est à la barre. Le patron des communistes a réussi à mettre toutes les gauches autour de la table (ou presque) pour plancher sur un contre-projet à la réforme des retraites présenté ce mercredi.

Au total,13 mouvements : PC, PS, EELV, Génération.s, Place publique, Nouvelle donne, Radicaux de gauche, etc. « Nous avons cherché à créer les conditions d'un consensus pour faire pièce au projet qui est présenté par le gouvernement. Il n'y pas qu'un seul chemin », explique le numéro un des socialistes, Olivier Faure.

Plus petit dénominateur commun

Le chemin n'a pour autant pas été simple.Après six semaines de travail, les gauches ont accouché d’une feuille de route, mais pas d'un texte de loi. Et pour cause, les divergences sont nombreuses.

« Sur les 60 ans, nous les écologistes on pense qu'il faut mieux partager le temps de travail, travailler moins pour travailler mieux. D'autres vont demander un âge précis d'âge de départ. Mais en tout cas on s'accorde sur une chose : repousser l'âge de la retraite ce n'est pas ce qu'il faut faire » se défend la porte-parole d'EELV, Sandra Régol.

C’est donc sur le plus petit dénominateur commun que tout le monde a signé : pas de retraite inférieure au revenu minimum et une meilleure prise en compte de la pénibilité. « Je crois qu'on lutte d'autant plus et mieux qu'on se dit qu'il y a un horizon, une alternative possible », insiste la députée de la France insoumise Clémentine Autain.

Une présence qui détonne alors que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon n'a pas souhaité participer aux travaux communs. LFI a d'ailleurs présenté son propre contre-projet, comme le PS et le PC. Symbole d’une gauche qui, à la faveur de la réforme des retraites, retrouve de l’oxygène, mais toujours dans le désordre.

Avec RFI