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Irak: quatre collaborateurs d'une ONG française portés disparus à Bagdad

AFRIQUE & MONDE  /  25 Jan 2020

Quatre collaborateurs « expérimentés » de l'ONG française SOS Chrétiens d'Orient, trois Français et un Irakien, sont portés disparus depuis lundi 20 janvier à Bagdad, sans que ni demande de rançon ni revendication n'aient pour l'instant été reçues, a annoncé l'ONG ce vendredi.

Les quatre hommes ont « disparu aux alentours de l'ambassade de France », dans le centre-ville de la capitale, a déclaré à Paris Benjamin Blanchard, le directeur général et co-fondateur de l'ONG SOS Chrétiens d'Orient, qui vient en aide à cette minorité religieuse victime de violentes persécutions dans la région.

Les quatre hommes « sont des salariés expérimentés qui travaillent depuis des années avec nous », a-t-il ajouté au cours d'une conférence de presse, en soulignant leur « parfaite connaissance des crises » qui secouent la région.

L'organisation a tenté vainement de les joindre dans la journée de mardi avant de prévenir les autorités françaises mercredi matin. Les identités des quatre hommes n'ont pas été révélées pour des raisons de sécurité. Il s’agit de trois ressortissants français et d’un Irakien.

« Ils étaient là pour renouveler leurs visas et enregistrer l'association auprès des autorités irakiennes », a poursuivi le directeur, précisant que SOS Chrétiens d'Orient n'était formellement enregistrée qu'auprès du gouvernement régional autonome du Kurdistan, mais pas encore auprès du gouvernement fédéral de Bagdad. « Ce sont des procédures longues et complexes ».

Après plusieurs tentatives de contact restées infructueuses toute la journée de mardi, nous avons donc alerté les autorités françaises mercredi matin.

Benjamin Blanchard, directeur général et co-fondateur de SOS Chrétiens d'Orient

Bagdad est en proie à des manifestations depuis plusieurs mois, certaines contre le gouvernement et l'influence de l'Iran, et d'autres, plus récentes, contre la présence de troupes américaines en Irak après la mort du général iranien Qassem Soleimani, tué à Badgad début janvier dans une attaque de drone américain.

(Avec AFP)